Banc d’essai #17 – Les 2filles1match roulent en Peugeot

La mobilité est un sujet de plus en plus d’actualité (journalistes que nous sommes, sortez de ce corps, haha !). Aujourd’hui, on veut se déplacer en un minimum de temps tout en limitant la pollution. Les 2filles1match ont tenté de relever ce challenge en bouleversant leurs habitudes : pour ça, on a testé deux véhicules Peugeot pendant dix jours. Pas question de rouler en voiture… La marque nous a fait découvrir des engins bien plus tendances et pratiques pour nos vies parisiennes : une trottinette et un vélo, tous deux à assistance électrique. La folie ! À nous Paris et sa banlieue, ses trottoirs, ses pistes cyclables… Mais aussi ses impondérables. Retour sur notre test.

Avant de commencer ce match, un grand MERCI à Valérie, Aurélie et toute l’équipe de Peugeot pour ce partenariat de folie, votre confiance et votre enthousiasme vis-à-vis du concept de notre blog. Nous avons adoré cette collaboration ! Elle est née d’une rencontre sur un événement blog en septembre dernier. On s’est rapidement revues mais il a fallu patienter jusqu’aux beaux jours pour pouvoir faire le test.

Pour info : la trottinette et le vélo pliants sont dotés d’une assistance électrique qui s’active dès 6 km/h (une aide pour avancer, il faut donc pousser et pédaler un peu) et peut aller jusqu’à 25 km/h. Chacune s’est immédiatement projeté avec l’un de ces véhicules (vous avez pu le voir dans nos stories, encore disponibles sur notre feed Instagram !). Maintenant que vous connaissez les bases, c’est parti pour un tour !


Agathe trottine 

Des mois et des mois que j’étais curieuse de toutes ces trottinettes ! Plutôt aigrie de prime abord… Mais une amie en a une et, lorsqu’elle me racontait ne faire plus que ses trajets en trottinette, je l’enviais secrètement ! J’étais quand même dubitative par rapport à mon boulot et le matériel dont j’ai besoin pour les jours de tournage (je vous rappelle, je suis journaliste-présentatrice-cameraman). Le défi de savoir quelle place la trottinette allait prendre dans mon quotidien était d’autant plus challengeant. Et vous n’allez pas être déçu de ce voyage plein de rebondissements (et loin de la monotonie du vélo de Camille) !

Finalement, sur les dix jours de test, je ne l’ai « laissée au garage » qu’une seule fois : apéro, rdv médical, courses dans le quartier, « dernier km » pour aller au boulot, soirée matcheurs, expo, balade dans le Marais, repas de famille au fin fond de l’Île-de-France, soirée blog à Barbès et même shopping ! Et encore, je n’ai pas fait la Coulée Verte… Le temps était trop instable.

Mon terrain de jeu ? Principalement les trottoirs mais parfois aussi la route ou les ruelles. Un avantage sur Camille car je peux me faufiler partout. Ça veut dire que je l’ai adoptée, cette trottinette

J’ai adoré !

Globalement, l’expérience était géniale ! Je me suis éclatée et je n’ai pas été déçue par rapport à ce qu’on m’avait annoncé.

  • La trottinette se plie en cinq secondes (on fait la course, Camille ?). Pliée (et même dans le métro), elle est peu encombrante et tient quasiment debout (pratique en cas de rame bondée !). Elle a même une cale pour tenir debout toute seule : ce n’est pas le cas du vélo de Camille !

La seule chose à maîtriser, c’est le freinage !

 

Oups, ma trottinette tient debout toute seule pendant que le vélo de Camille se ramasse !

  • Elle est bien plus pratique à déplacer que le vélo de Camille (les matcheurs de la soirée jeux d’arcades s’en souviennent !) : 18 kg versus 8, tu peux pas test’ du tout ! Ma trottinette, je peux la tirer facilement derrière moi, elle a été conçue pour.
  • L’adaptation est très rapide (ça m’a directement rappelée ma trottinette d’ado !). Quelques allers/retours et vous êtes en jambes !
  • Mes jambes, justement… Elles ont fait pas mal de sport ! L’assistance électrique ne se déclenche qu’à 6 km/h. En attendant, faut pousser ! Camille, elle, est plutôt pépère sur son vélo. Alors, oui, je suis déjà arrivée transpirante après un gros trajet en plein soleil mais la sensation de vitesse est très agréable. Et c’est sans compter sur le temps gagné au quotidien !
  • À tel point que les kilomètres défilent… J’ai fait près de 25 km en 10 jours et ne l’ai rechargée qu’une fois. L’autonomie est top (et similaire à d’autres trottinettes). 
  • Le fait de ne pas pouvoir porter de sacs m’incite à me balader léger et à favoriser le sac à dos (d’ailleurs, vous avez vu ? Camille aussi s’y est mise !).
  • Et son style vestimentaire, vous l’avez remarqué ? C’est le dernier gros avantage de ma trottinette : je peux l’utiliser tout en m’habillant comme d’habitude. Pas comme Camille sur son vélo qui a laissé tombé jupes et robes. Pendant ces dix jours, son look en a pris un sacré coup… Pour moi, elle a carrément cassé le dream !

Les « peut mieux faire »

Parce que mon expérience était « pleine de rebondissements », il y a des améliorations que je verrais bien pour mon utilisation quotidienne d’une trottinette.

  • L’indispensable : opter pour des roues tout terrain (plus grosses et plus hautes) : même si l’e-Kick est conçue pour les milieux urbains, rares sont les chemins sans embûche. Le moindre trottoir un peu haut, la moindre plaque d’égouts, le moindre sol de graviers me faisait carrément trembler. Dans ces cas-là, je m’arrêtais (en freinant, d’abord, sinon le moteur de la trottinette ne comprend pas qu’il faut s’arrêter… Logique !) et repartais un peu plus loin. Bien plus rassurant et ça m’évitait de tomber (pas une seule fois !) !
  • Pourquoi ne pas ajouter une sonnette ? Même si les piétons sont prioritaires sur les trottoirs, énervants sont ceux qui ne regardent pas où ils marchent et changent de direction au dernier moment… Eh oh ! Regarde ce qui arrive en face de toi !

 

Bilan : 7,5/10. Quelques égratignures aux chevilles, quelques frayeurs et beaucoup de bonheur ! Franchement, je m’étais habituée à cette trottinette. J’ai d’ailleurs encore ce réflexe de me dire « J’y vais en trottinette ». Eh ben non ! Si la note n’est pas au top, c’est clairement à cause des roues, trop petites et fragiles pour un usage au quotidien. Du coup, je pense sérieusement à regarder celles conçues pour les déplacements plus longs. Si l’achat se concrétise, la première chose que je ferais, ce serait de m’assurer car, personne ne le sait mais, en cas d’accident, les véhicules électriques doivent aussi être couverts ! Alors prends garde à tes arrières, Camille ! Sinon, ce n’est pas que sur le blog que tu risques de chuter et, cette fois, ça te coûtera bien plus cher que le prix de ton vélo (deux fois plus élevé que ma trottinette qui est déjà à 899 € !).


Camille se met en selle !

Quand je partais de bon matin…
Quand je partais sur les chemins…
À bicyclette !

Oui, comme cette chanson, je suis nostalgique de ne plus avoir mon compagnon à deux roues. Lui qui a été si fidèle pendant 10 jours… Je parle évidemment de mon vélo Peugeot (bon ok, ce n’était pas tout à fait le mien, c’était un prêt de la marque). Je n’imaginais pas à quel point il allait changer mon quotidien. C’est simple, après dix jours de test, j’en suis sûre : je veux un vélo (j’ai déjà repéré quelques modèles !). Vous l’avez donc compris : ce banc d’essai m’a largement convaincue.

Le test du vélo pliant Peugeot à assistance électrique eF01 :
J’ai utilisé le vélo le plus souvent possible pendant ces dix jours, à la fois pour aller au boulot mais aussi pour tout type de déplacements (sorties, courses, promenades…).

Les vélos sont parfois autorisés dans des zones piétonnes. C’est le cas ici !

Les points positifs :

  • Le gain de temps de malade !
    C’est simple, avec le vélo, je rentrais deux fois plus vite chez moi après le boulot. 20 à 25 minutes contre 40 minutes à une heure en bus. Ca s’explique facilement : pas d’attente à l’arrêt de bus, pas de problème dans les bouchons et pas de détours. Et je ne vous raconte pas tous mes trajets en 2-3 minutes au lieu des 10 minutes à pied habituels pour aller à la boulangerie ou chez le marchand de fruits et légumes, par exemple.
  • Le roi de la balade.
    Pédaler donne vraiment un sentiment de liberté. On oublie direct les métros ou les bus bondés. On est à l’air libre et c’est l’idéal au printemps ou en été (sans la pollution, ce serait juste parfait). D’ailleurs, ce test m’a permis de découvrir des endroits que je ne connaissais pas en région parisienne, notamment le département des Hauts-de-Seine. Je me suis baladée dans le parc du château de Saint-Germain-en-Laye (magnifique d’ailleurs ! J’ai hâte d’y retourner), j’ai fait le trajet Rueil-Malmaison – Les Invalides (15 km environ), j’ai arpenté les rues de Levallois-Perret… Pas sûre qu’Agathe soit autant sorti de son périmètre avec sa trottinette. Dommage pour elle !
  • Son côté pliant
    C’est sa caractéristique principale : tellement pratique pour le ranger dans l’appartement, le mettre dans le coffre d’une voiture ou même le poser juste à côté de mon bureau, au boulot. Il ne prend pas beaucoup de place comparé à un vélo classique. Et puis, ce vélo Peugeot a été conçu pour se plier si facilement : en pratique, ça se confirme, si, si !

  • Un coach sportif !
    Pendant ces 10 jours, j’ai un peu déserté ma salle de sport (je vous avais parlé de ma récente inscription via nos réseaux sociaux). Mais, grâce au vélo, je n’ai vraiment pas culpabilisé : pédaler, c’est vraiment de l’exercice ! Mon vélo avait une assistance électrique – plutôt sympa quand on a des côtes à monter comme le Mont Valérien (véridique, je l’ai grimpé pendant la durée du test !). Mais, attention, il faut quand même avancer – je préfère le préciser. Du moins, c’est à vous de choisir si vous l’activez ou non.

    L’écran pour contrôler et régler l’assistance électrique.
  • Les points négatifs :

    • Le déplacement dans les transports en commun.
      Oui, même si on peut se déplacer loin en vélo (contrairement à la trottinette d’Agathe où un seul petit km relèvera de l’exploit), les transports sont bien souvent indispensables en Île-de-France. C’est valable aussi dans toutes les grosses agglomérations. Alors, même si j’ai réussi, ça reste galère de le porter dans les escaliers, passer les portes pour valider son ticket de métro…

    • Il pèse son poids, le petit !
      Plus de 18 kg, si, si ! Ue fois plié, je croisais les doigts pour ne pas avoir à trop le porter car il est vraiment lourd, croyez-moi. Et le porter à une main, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux notamment pour le dos.
    • Son prix.
      Oui, qui dit vélo pliant ET à assistance électrique dit prix plutôt élevé. 1 999 € pour être précise et transparente. C’est un sacré budget qui peut être difficile à sortir sans toucher à son P.E.L. ! Le Père Noël sera-t-il aussi généreux ?

    Bilan : 10/10. C’est la première fois que je donne la note maximale pour un banc d’essai. J’aurai pu enlevé 0,5 point à cause du poids du vélo mais, finalement, les points positifs prennent le dessus. Si j’aimais déjà faire du vélo, j’ai clairement redécouvert la pratique dans mon quotidien en banlieue parisienne mais aussi dans Paris. Oui, je me suis aventurée en plein cœur de la capitale pour tester les pistes cyclables ou les voies de bus également dédiées aux vélos. D’ailleurs, Agathe, elle est mignonne ta trottinette mais tu n’as clairement pas ta place en ville : ni sur les trottoirs ni sur la route. La réglementation est pour l’instant inexistante et c’est un vrai problème. Alors choisis plutôt de pédaler comme moi, tu verras, c’est largement mieux et ça t’évitera de descendre toutes les 30 secondes de ton « engin » un peu trop casse-gueule. Si tu n’as pas fait la moindre chute pendant ces dix jours, c’est clairement une petite victoire ! La seule que tu auras dans ce match.

    On passe vraiment partout à vélo.
    Petit point sur le GPS avant de prendre le guidon !
    Vous me suivez, les matcheurs ?

    Nouveauté sur le blog 2filles1match : les mini-interviews. Cela fait un petit moment que nous voulions vous en proposer car, avant d’être des blogueuses, nous sommes toutes les deux journalistes. Et, dans le cadre de nos matchs, nous rencontrons des personnes inspirantes et c’est souvent frustrant de ne pas pouvoir vous les présenter. On compte sur vous pour nous faire votre retour ! Allez, c’est parti pour l’interview !

    3 questions à…

    Cathal Loughnane, le designer du vélo et de la trottinette Peugeot

    Cathal Loughnane est le responsable du Peugeot Design Lab. Ce studio de design imagine et crée des projets pour la marque mais aussi pour des clients extérieurs. Ça va du porte-clés au piano en passant par des bateaux, jouets pour enfants ou même des moulins à poivre : en résumé, ils créent de tout sauf des voitures ! Son plus gros projet : le tramway de Strasbourg ; le plus spectaculaire : un hélicoptère ; le plus débile : un moule pour créer un bonbon Haribo avec la mascotte de Peugeot – son lion ; le plus difficile : le vélo pliant eF01 (et accessoirement la trottinette e-Kick). Rencontre.

    • Vous l’avez vu, on s’est bien amusé avec vos créations pendant 10 jours. Mais, au fait, quelle idée aviez-vous derrière la tête en les dessinant ?

    L’idée de ces deux véhicules, c’est de réaliser « le dernier kilomètre » : relier tous les transports entre eux pour aller jusqu’à son travail. Pour le vélo, ce sont plutôt les cinq derniers kilomètres (il a une plus grande autonomie). Ils ont été conçus pour être utilisés en milieux urbains par des personnes qui vivent en appartement : la trottinette e-Kick est sortie fin 2016 et le vélo eF01 fin 2017.

    • Le vélo et la trottinette font partie de vos projets les plus casse-tête… Étonnant !

    La difficulté était dans le pliage du vélo et de la trottinette. Ça fait 100 ans que Peugeot et ses concurrents fabriquent des vélos pliants mais pas un seul n’était vraiment optimal. On a donc retourné le problème dans tous les sens… À partir du moment où on s’est placé du point de vue de l’utilisateur et non plus du côté des contraintes des ingénieurs, on a trouvé la solution. On a donc imaginé l’objet plié avant de se demander comment le déplier. Pour plier le vélo, il y a trois manipulations que vous pouvez d’ailleurs réaliser dans n’importe quel ordre ! C’est totalement innovant ! En plus, les deux véhicules peuvent se recharger sur une prise classique en seulement quelques heures ou dans le coffre des voitures Peugeot.

    • Enfant, vous étiez accro au Rubik’s Cube ?

    Quand j’étais petit, je jouais beaucoup aux Lego. J’ai toujours voulu construire des choses. J’ai donc pensé au métier d’ingénieur. Mais, très vite, je me suis rendu compte que la création était davantage le rôle du designer : c’est lui qui imagine le projet de A à Z. J’ai donc intégré le studio en 2009. C’est un vrai défi de devoir créer un produit innovant qui va servir nos quotidiens. Et puis, pour moi, rien n’est impossible !


    Et vous ?

    Au quotidien, vous vous imaginez plutôt rouler en trottinette ou à vélo ?

    8 Comment

    1. Corine says: Répondre

      Ah moi, j’aimerai trop tester la trottinette. Le vélo non vraiment pas fait pour moi. Mais hélàs vivant en pleine campagne, avec la 1ere ville à 30km, je suis obligé de prendre ma voiture (pas très écolo tout ca !). Il faut que je pense à la voiture électrique par contre ! ! ! Et bravo les filles pour ce match super intéressant et . . . sportif ! ! !

      1. 2filles1match says: Répondre

        *Agathe*
        Héhé tu m’étonnes ! Merci pour ton point ! Même si c’est plus compliqué pour toi avec tes 30 km quotidiens… L’électrique, clairement, tu pourrais y songer ! J’ai testé et j’approuve tellement ! Je n’ai pas de voiture mais si j’en achète une, j’y réfléchirais très sérieusement.
        Belle journée et à très vite !

    2. Dur dur de choisir…même après la lecture de ce match ! Mon coeur balance. Le vélo est tout terrain et permet de faire des plus grosses distances mais le poid et l’encombrement me refroidissent clairement ! La trotinette sera bcp plus transportable, moins encombrante et je me verrais bien en avoir une en van . Par contre elle n’est pas tout terrain . À choisir là tout de suite je dirais trotinette mais pour une vie sédentaire peut être plutôt le vélo je pense ! Ça ne vous aide pas hein ?

      1. 2filles1match says: Répondre

        Hello Mendy,
        Comme d’hab, on apprécie tes commentaires nuancés et réfléchis ^^
        Tu peux tout aussi bien prendre les deux, haha ! Mais vu ton message, une trottinette tout terrain t’irait parfaitement et ça existe 😉

    3. Je ne suis pas vélo du tout alors je vote pour la trottinette, pardon Camille ! Elle a l’air bien pratique quand même cette trottinette, le prix fait mal quand même ! Bisous les filles

      1. 2filles1match says: Répondre

        *Agathe*
        Coucou Laurie,
        Yeaaaah ! Pour une fois, tu es dans ma team 😀 C’est cool ! Et la trottinette est vraiment chouette comme moyen de transport ^^
        C’est vrai que le prix est élevé mais il y a souvent des ventes privées chez d’autres marques, sinon ça peut être une super idée cadeau ! Ca reste un véhicule !
        Bisous bisous

    4. Moi j’adore le vélo ! Alors je vote pour !
      Bon malheureusement j’habite beaucoup trop loin de mon lieu de travail pour l’opter, mais franchement votre banc d’essai me donne envie d’allier le sport et le travail !

      1. 2filles1match says: Répondre

        *Camille*
        Ah, c’est dommage pour le vélo au travail surtout si tu as envie. Ca t’aura peut-être donné d’autres idées pour réussir à allier les deux ?!

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