Derrière les fourneaux

Exit les enquêtes sur ce qu’il se passe dans les coulisses des restaurants. Pour ce match, nous avons pris nos quartiers dans d’autres cuisines et participé à un cours pour confectionner nos propres recettes. C’est vrai, y a comme un air de retour sur les bancs de l’école (avec le professeur, les leçons et les camarades)… Sauf que, dans nos classes, il n’y a que des adultes en tablier. Sortez le vôtre et prenez des notes : le match a déjà commencé.

Le cours de cuisine testé par Agathe

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Disons-le clairement : la cuisine n’est pas mon activité favorite. C’est long, il manque toujours des ingrédients et il faut être inventif niveau recettes ! J’ai pourtant redressé mes manches, enfilé un tablier et une toque de cuisinier lorsque je suis arrivée sur le marché de la place de la Bourse à Paris, début mai… Des interrogations plein la tête : est-ce une activité pour célibataires ou plutôt destinée à mes grands-parents ? Qu’apprend-on vraiment dans un cours de cuisine ? Quels sont les conseils que le chef peut nous apporter ?

J’ai mis mes idées reçues de côté. C’est ma curiosité qui a pris le dessus lorsque j’ai participé à l’un des cours de la Fédération Française de Cuisine. En plus, je n’avais pas vraiment d’excuse pour annuler : c’est gratuit et ça dure une heure. Suivez-moi vite en cuisine pour connaître la recette du jour !

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  • La base, c’est l’équipement et le lavage des mains ;
  • Ajoutez un chef sympa (pour les cours proposés par la FFC, il y en a cinq qui tournent régulièrement) dont vous n’utiliserez que les conseils. Eh oui, dans ce cours de cuisine, vous êtes le cobaye ! ;
  • Introduisez une équipe aléatoire : nous étions quatre, tous plutôt jeunes et nous avons cuisiné en équipe, comme dans un restaurant. Du coup, l’inconvénient c’est qu’on ne prépare pas la recette seul comme ce sera le cas ensuite chez soi (dommage !) ;
  • Préparez une pincée d’originalité : les cours se déroulent sur les marchés parisiens devant le regard intrigué des passants ;
  • Pimentez l’activité en choisissant votre thème : chaque cours a une thématique spécifique. Pour moi, c’était « Cuisinons bio ». Le prochain, en juin, c’est sur le foot (un clin d’œil culinaire à l’Euro) ;
  • Côté produits, le chef avait déjà rassemblé tous les ingrédients nécessaires à notre recette (c’est ce que j’ai trouvé dommage) : uniquement des produits du marché sur lequel le cours se déroule. Pour la recette du jour, une poêlée de pommes de terre, asperges, champignons, oignons et noix de Saint-Jacques, s’il vous plaît ! ;
  • Oubliez le gaspillage. Ici, même les restes d’asperge sont réutilisés en bouillon. Economies garanties ! ;
  • Mémorisez les astuces du chef. Voici celles que j’ai retenues : pendant que vous découpez vos légumes, préchauffez la poêle à feu doux ; pour des pommes de terres goûtues, cuisinez-les à la poêle dans une cuillère d’huile et deux cuillères à soupe d’eau que vous ajoutez progressivement. Mais le chef vous apprendra aussi comment couper sans se couper, comment décliner une recette en cinq repas différents…

Après la pratique, la dégustation : le moment que je préfère. Eh bien, je peux vous dire qu’on a fait un très bon travail d’équipe de cuisiniers en herbe puisque notre recette était une réussite (commentaires du chef à l’appui) ! La poêlée était savoureuse ; quant aux noix de Saint-Jacques, elles étaient tendres et moelleuses. Un délice qui nous a mis en appétit !

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Difficile aussi de résister aux superbes pâtisavons qu’a préparés Camille. Et, pourtant, vous le devrez pour éviter l’indigestion.

Avec ma recette, pas de souci à ce niveau-là : expérience atypique garantie ! Je vous encourage à tester un cours seul(e) ou avec un(e) ami(e) (c’est 8 personnes maximum par cours avec inscription préalable). Autre avantage des cours de cuisine : il en existe de toutes sortes et partout en France. Alors que, si vous avez craqué pour l’atelier de pâtisavonnerie de Camille, ça va faire cher le déplacement à Château-Thierry et c’est sans compter le prix du cours. Surtout qu’après l’atelier, vous n’êtes pas sûre d’avoir bien réussi vos savons et de pouvoir les utiliser (n’est-ce-pas, Camille ?). Allez, vous pourrez toujours craquer sur les produits que la très sympathique Madame Marchand vend dans sa boutique. Mais attention au porte-monnaie, l’addition grimpe vite et on parle quand même de savons ! Prenez plutôt votre après-midi pour tester ma recette (oui, je me la suis déjà appropriée !) que voilà :

Ingrédients :

  • Basilic
  • 4 ou 5 asperges vertes
  • Une botte d’oignons cébettes
  • 5 champignons de Paris
  • Une dizaine de pommes de terre graillon (ou autres petites pommes de terre style rates pour favoriser une cuisson rapide)
  • Des herbes fraîches : basilic, estragon, coriandre
  • Une préparation « verdurette » : un mélange inspiré du pesto qui mixe ces herbes fraîches à 20 cl d’huile d’olive et 20 cl d’huile de tournesol avec sel et poivre.

Première étape : dans la poêle chauffée (feu à 8/10), mettez une cuillère à soupe d’huile de tournesol. Ajoutez les pommes de terre coupées en deux puis, après quelques minutes de cuisson, une cuillère à soupe d’eau. Refermez avec un couvercle et répétez l’opération 5 minutes plus tard en y ajoutant trois pincées de sel.
– Lorsque les pommes de terre sont semi-cuites, intégrez les légumes coupés et mélangés entre eux. Refermez le couvercle sans mélanger. Baissez un peu le feu.
– Puis, retirez le nerf des noix de Saint-Jacques. Déposez un tout petit peu de paprika sur chacune. 
– Divisez ensuite la poêle en deux pour y disposer les Saint-Jacques et répartissez une pincée de sel sur l’ensemble. Laissez 30 à 40 secondes de chaque côté à feu moyen. Pendant ce temps, versez un peu du bouillon d’asperges (restes d’asperges, eau à hauteur, un bouillon Kubor : faites mijoter 45 minutes avant d’entamer la cuisson à la poêle) sur les légumes pour leur donner du goût. 
– Et voilà, on dirait bien que c’est prêt. Il ne vous reste plus qu’à servir et à décorer vos assiettes avec la verdurette.

Bon appétit !

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Un atelier de pâtisavonnerie pour Camille

A vos marques… Prêts ? Pâtisavonnez ! Hein ? C’est quoi ce verbe ? Je pâtisavonne, tu pâtisavonnes, nous pâtisavonnons… Un mot intrigant ! Avouez que c’est beaucoup plus original que le cours de cuisine d’Agathe. Oui, qu’on se le dise, même si c’est sur un marché et même si c’est bio, ça reste un cours de cuisine et on en trouve partout. Alors qu’un cours de pâtisavonnerie, c’est fun et inédit !

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Priscillia (avec la blouse blanche) est la gérante de Madame Marchand.

Dans le verbe « pâtisavonner », on retrouve deux idées : la pâtisserie et les savons. Vous avez donc la définition de cette activité que je vais vous présenter. C’est un atelier qui permet de créer des savons ressemblant à des pâtisseries. Waouuuh ! Oui, vous venez de parler à voix haute.
Ce cours de pâtisavonnerie, c’est Madame Marchand qui le propose. Je vous ai déjà parlé de cette marque que j’adore (avec un grand A) : relisez cet article ou encore celui-là.
Après avoir testé bon nombre de leurs produits, j’ai décidé de sauter le pas : faire mes propres pâtisavons !
Priscillia, la gérante de Madame Marchand, réalise des ateliers dans son laboratoire de Château-Thierry dans le sud de l’Aisne (c’est là où se trouve le siège de la marque) mais aussi dans le magasin Zodio de Reims. Justement, après avoir regardé les dates, j’ai choisi l’un des ateliers de Reims : un cours de saponification à froid pour les débutants. Parfait, puisque je suis débutante ! Si, vous aussi, vous ignorez la définition de saponification, il s’agit d’une réaction chimique qui transforme des matières grasses en savon. Retour en cours de physique-chimie !

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Me voilà avec un tablier et des gants (indispensables).
Formules mathématiques, chiffres, calculs… La première partie de l’atelier n’est peut-être pas la plus stimulante mais elle est essentielle. Eh oui, pour créer des savons, pas de recette miracle mais une vraie formule pour connaître la quantité exacte des produits qu’il faudra mettre ! Je vous rassure, pas besoin de l’apprendre par cœur. Priscillia a pensé à tout : pour rendre le cours plus attrayant, elle nous donne un guide pour pouvoir prendre des notes. A l’intérieur, on trouve même un exercice de calcul. C’est ludique et on se prend vite au jeu. Priscillia nous apprend toutes les ficelles du métier de maître savonnier. Elle nous dévoile même les précieux indices de saponification concernant les huiles et beurres (des infos qui ne sont jamais dévoilées). Pour entrer dans le détail : il nous faut ensuite multiplier cet indice avec le pourcentage de matière que l’on a pour savoir combien on doit mettre de quantité de chaque produit dans notre préparation. Il faut également calculer la quantité de lessive de soude et d’eau à ajouter. Ça semble complexe mais, avec Priscillia, ça passe tout seul. 

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On entre maintenant dans la seconde partie de l’atelier : la cuisine. Pour cela, on se munit de récipients, balances et des ingrédients… La première étape : il faut faire réagir les huiles et la soude pour former la pâte à savon, ce qu’on appelle la trace. Après, on ajoute une fragrance pour donner de la couleur. Attention à la soude : il ne faut absolument pas retirer ses gants de tout le cours !
Une fois la pâte prête, on la vide dans des moules. C’est exactement le même principe que pour un gâteau.

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Lorsque les moules sont remplis, les recouvrir avec un torchon. Au bout de deux jours, vous pouvez démouler les pâtisavons. Puis, il faudra encore vous armer de patience et attendre au moins six semaines avant d’utiliser vos savons. Eh oui, pas de passage au four mais bien une réaction qui se fait naturellement à l’air libre. Choisissez un endroit à l’abri de la lumière et des variations de températures.

Six semaines plus tard, me voilà prête à tester mes pâtisavons faits maison. Quelle satisfaction ! Je vous présente mes jolis cannelés roses au parfum de lavande. Délicieux !

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Plus d’infos :

  • Prix de l’atelier Madame Marchand chez Zodio à Reims : 48 € / On vous fournit le tablier, les gants, les moules, le torchon et vous repartez avec. Le guide pâtisavonnerie est offert. Vous pouvez donc refaire cet atelier chez vous !
  • Durée : 3 heures
  • Nombre de personnes par atelier : 5 personnes en moyenne (nous étions 3).
  • Pas d’âge limite pour les cours de pâtisavonnerie. Madame Marchand propose même des ateliers pour les enfants. Et, puis, vous avez le choix de la forme de vos pâtisavons mais aussi de leur parfum ! J’avais choisi la lavande (le trompe l’œil est parfait avec cette couleur rose).

En cliquant sur les noms des villes, retrouvez les ateliers Madame Marchand à Château-Thierry et  au Zodio de Reims.

Alors n’hésitez pas et choisissez plutôt mon atelier pâtisavonnerie que le cours de cuisine trop traditionnel d’Agathe ! En plus, il existe assez de vidéos de cours de cuisine sur Internet (essayez le site soissonnais de 750 grammes). Autre point en ma faveur : avec le cours de pâtisavonnerie, vous allez découvrir un univers totalement méconnu… Qui, ici, n’aime pas les découvertes ?


On n’a pas testé ces cours mais pourquoi pas vous ?

  • Une séance d’essai de 3h gratuite pour peindre et faire du dessin dans un atelier. + d’infos ici ;
  • Un atelier déco ou cuisine gratuit chez Ikea ;
  • Découvrir le DIY de manière ludique et pas chère : + d’infos ici ;
  • Laissez vous tenter par un cours de féminité à la Boudoir School de Reims. C’est par ici.

#04 Jeu-concours 2filles1matchxMadameMarchand

C’est bientôt la fête des mères !
Pour faire plaisir à votre maman, on vous propose de gagner le coffret « Je t’aime maman » rempli de produits Madame Marchand + notre totebag 2filles1match. Le coffret, c’est pour votre maman et le totebag, pour vous !

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Attention : le jeu se passe uniquement sur Facebook. C’est ici !

Comment participer ?

  • Likez les pages Facebook Madame Marchand et 2filles1match ;
  • Commentez le post du jeu Facebook avec une déclaration pour votre maman ; 
  • Invitez au moins 2 personnes à participer au jeu ;
  • Et, si vous partagez le jeu en public sur votre mur Facebook, vous aurez une chance supplémentaire de gagner !

Fin du jeu : lundi 23 mai à 20h. Le résultats seront publiés sur les deux pages Facebook.
Alors à vos matchs… Prêts… Jouez !

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8 Comment

  1. 😮 😮 Vos 2 ateliers donnent bien envie !! Je vais tester ta recette Agathe ! (bien joué, tu m’as mis l’eau à la bouche)

    Pour les parisiennes intéressées par la saponification à froid, aromazone propose des ateliers !http://www.aroma-zone.com/info/fiche-technique/atelier-formulation-approfondie-saponification-froid-aroma-zone

    Et il y a pleins d’autres d’ateliers de réalisations cosmétiques ou aromathérapiques possibles 🙂

    1. 2filles1match says: Répondre

      *Agathe*
      Ça fait double point, ça, non ? Car tu votes pour moi mais tu donnes aussi une adresse d’atelier de saponification à Paris !
      Merci en tout cas, ça me permettra ptet de tester !
      Bonne recette alors, tu nous enverras la photo

  2. coucou moi je penche vers le cours de cuisine , c est vrai que je pense pas à en faire en France. J’avais bien aimé celui que j’avais pris en Thaïlande. Sinon ca y est il y a déjà 3 articles sur le blog sur le Brésil

    1. 2filles1match says: Répondre

      *Agathe*
      Merci Tania ! Tu devrais essayer, oui, en plus y a du choix !
      Waouh, un cours de cuisine en Thaïlande, génial ! Ca donnait quoi ?
      Merci pour l’info, j’ai déjà commencé à en lire deux, yeah ! Je vais commenter ça rapidement, y a plein de choses à dire 😀

      1. c’était super sympa , à Chiang Mai au nord de la Thaïlande. Ce se fait pas mal las bas!! Merci c’est gentil Agathe

        1. 2filles1match says: Répondre

          *Agathe*
          Ah trop chouette ! Je le saurai si j’y vais en vacances 🙂

  3. p.delph says: Répondre

    Coucou! Je donne le point à Camille.
    Je n’aime tout simplement pas faire la cuisine, manger oui mais c’est tout, et que ça soit en groupe ou toute seule je n’aime pas ça. Je me force à cuisiner quand je n’ai vraiment pas le choix et heureusement pour moi ça n’arrive pas souvent! Cependant ton plat avait l’air délicieux Agathe!
    Par contre, les petits savons en forme de petits gâteaux, j’adore, et ça fait toujours joli dans une salle de bain.

    1. 2filles1match says: Répondre

      *Camille*
      Merci pour le point !! Tu privilégies l’originalité 😉
      C’est vrai que moi non plus, la cuisine, ce n’est pas mon dada ! Mais bon, on est obligé de s’y coller. Alors pour ce match, je voulais un atelier qui sorte de l’ordinaire et qui me fasse vraiment plaisir ! C’est réussi !
      Bisous bisous

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