Le match des monuments

Ils sont imposants, vieux, emblématiques et souvent en pierres… Les monuments ! Le battle du jour oppose deux poids lourds du patrimoine français : un Parisien et un Axonais. Vous n’avez plus qu’à choisir votre ticket d’entrée !

Agathe dégaine son arc pour triompher

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Courant février. Il est 17h passé, un mardi, une belle soirée d’hiver débute dans le 8ème arrondissement de Paris. Chaque début d’année rime, pour moi, avec une envie de poursuivre ma découverte du Paris dans lequel je vis mais que je ne connais pas encore assez à mon goût. Ce soir, c’est l’Arc de Triomphe que je vais visiter… L’intérieur et l’extérieur, depuis son toit terrasse. Plutôt inédit, non ? Camille l’a déjà fait et, pourtant, elle ose quand même s’attaquer à ce monument parisien qui, en plus, est chargé d’Histoire. Tu as raison de ne pas avoir froid aux yeux mais attention à la chute ! Car, ta cathédrale a beau être belle, ancienne et classée, si je n’avais pas été journaliste et si tu n’avais pas été dans la région, on n’en aurait jamais entendu parler ! Moi j’dis, ça sent la victoire pour moi… J’ai pas choisi de parler de l’Arc de Triomphe pour rien !

Avant l’ascension : on ne grimpe pas avant un petit rappel de cours d’Histoire ! Car, si l’on doit parler de ce monument parisien, c’est avant tout comme étant un symbole historique national. Il a été imaginé dans un style revisité pour l’époque mais inspiré des monuments classiques. Peu connaissent sa vraie appellation : l’Arc de Triomphe de l’Etoile. Il est « le gardien du souvenir des soldats disparus à la guerre » avec,  notamment, à ses pieds, la célèbre tombe du soldat inconnu. Mais ce site vous en dira plus que moi !

Rdv en haut des Champs-Elysées : …ou depuis l’une des 11 autres avenues qui l’entourent et qui forment le rond-point de l’Etoile, d’où l’on peut admirer l’Arc de Triomphe. C’est déjà une visite en soi. Mais, justement, tiens, comment on y accède ? Car, vous avez dû le remarquer : il n’y a pas de passage piéton pour rejoindre l’îlot central. Bien trop dangereux ! En effet, la traversée est souterraine. Alors suivez-moi !

Premières marches : à la sortie du tunnel, pas de file d’attente contrairement aux préjugés (Camille, ça te concerne)… Soit c’est parce que peu de gens savent qu’on peut le visiter et grimper jusqu’en haut, soit c’est parce que j’ai de la chance. En tout cas, aucune affluence ce jour-là (et pas besoin de réserver à l’avance non plus, quelle idée !). Et, en prime, un ticket d’entrée gratuit (j’ai moins de 26 ans) ou à 12 euros pour ceux qui ne bénéficient pas de réduction. Maintenant que nous y sommes, pénétrons dans le plus grand arc du monde.

A mi-chemin : l’ascenseur était en panne le jour de ma visite mais, de toute façon, j’y serais quand même allée à pied. Comme une récréation à cette ascension, on découvre, au milieu de l’arc, sculptures et pièces d’un musée où sont exposés « photos, documents, maquettes témoignant des faits marquants de l’histoire » du lieu. C’est là qu’on découvre que la construction s’est faite en deux temps : elle est à l’initiative de Napoléon (1806) mais s’est achevée avec Louis-Philippe, en 1836.

Là-haut : well done ! Si vous êtes là, c’est que vous avez suivi le rythme des 284 marches du monument. Depuis le toit terrasse, on découvre, avec émerveillement, cette vue unique à 360° sur Paris la nuit. En regardant en bas, on aurait presque le vertige ! 50 mètres, c’est quand même haut vu d’ici… C’est, déjà, le rond-point qui se dessine clairement – on a une vue de carte postale ; La Défense qui s’éclaire à l’arrière ; la Concorde, de toute évidence, devant les jardins des Tuileries ; la tour Montparnasse et l’élégante dame de fer à qui l’on accorde plus qu’un simple regard ; c’est aussi deviner Notre-Dame, le Grand et le Petit Palais… La magie opère d’autant plus qu’il fait nuit. Le tout-Paris m’impressionne et me fait rêver : je suis une véritable touriste et j’aime ça ! Rien à voir avec la campagne que Camille va vous proposer « d’admirer »…

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Redescendre sur Terre : quelques tours, observations et photos plus tard, je me rends à l’évidence… Il faut repartir. Par chance et par hasard, j’assiste, de loin, mais sans le savoir, à la cérémonie publique de ravivage de la flamme du soldat inconnu. Elle a lieu tous les soirs à 18h30 sous l’Arc. Voilà une raison supplémentaire de vous y rendre ou d’y retourner. Sinon, vous en avez d’autres : assister aux spectacles sons et lumières en été, à certains feux d’artifice ou au départ de grandes manifestations… Je vous le disais, c’est un lieu unique. Alors, Camille, tu y retourneras pour quelle occas’ ?

Quant à vous, chers matcheurs/matcheuses, si vous avez envie de piquer un somme dans l’Aisne, c’est le moment (vous noterez mon super jeu de mots picard !) : Camille va vous parler cathédrale (so boring et so classique !).


Camille à la rencontre du bossu de Laon

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« Il est venu le temps des cathédraaaaaaaales »… Oui, on la connaît tous cette chanson ! Et elle ne résonne pas qu’à Notre-Dame de Paris. J’espère que tu le savais, Agathe ! La Picardie (oups, je devrais dire la région Hauts-de-France) est une vraie terre de cathédrales. Si ça vous chante, vous pouvez même vous programmer un road-trip sur ce thème. Alors même si j’habite à Soissons, je ne vais pas vous parler de la jolie cathédrale soissonnaise. J’ai fait le choix de mettre en avant la cathédrale Notre-Dame de Laon, à 35 km de là.

Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas une experte en architecture et je n’ai pas fait d’école d’art (Agathe non plus d’ailleurs), alors ne me demandez pas une explication détaillée sur le monument, ses origines, ses spécificités… Les guides de l’office du tourisme de Laon sauront mieux que quiconque répondre à vos questions. D’ailleurs, cette cathédrale ressemble beaucoup à Notre-Dame de Paris mais… Elle est plus vieille qu’elle ! Paris s’est donc inspirée de Laon : début de la construction en 1155 pour Laon, contre 1163 pour Paris. Eh oui, on trouve de beaux chefs d’œuvres en-dehors de Paris et qui sont tout aussi comparables. Ça t’en bouche un coin, Agathe ! 

Notre-Dame de Laon vaut vraiment le coup d’œil ! Déjà, d’en bas, elle en impose. C’est une cathédrale de style gothique à deux tours (celle de Soissons n’en a qu’une). On peut facilement prendre de la distance pour l’admirer en entier grâce au parvis. Il y a aussi cette petite rue juste en face de l’édifice qui offre une jolie vue.

Allez, on entre : belle hauteur de plafond au passage mais on ne s’y attarde pas trop. C’est une petite porte dérobée qui m’intéresse, une porte à droite de l’entrée et qui donne accès… A l’une des tours ! Une, deux, une deux… Tiens, Agathe, si tu veux faire un battle de marches, j’en monte 209. On s’arrête à un premier niveau. C’est comme un couloir qui se trouve sur la façade principale de la cathédrale. La vue impressionne déjà : l’étendue du paysage autour de Laon et, surtout, les toits en ardoise des belles maisons. La ville n’a absolument rien à envier aux toits parisiens ! D’ailleurs, c’est quoi cette obsession ? Faudra que tu m’expliques un jour, Agathe. On reprend la montée jusqu’au dernier point accessible. On est à plus de 40 mètres de haut, en plein cœur de la tour, dans un espace circulaire. On peut voir de près les statues comme par exemple des bœufs. D’ailleurs, selon la légende (racontée par le guide – eh non, ce n’est pas sorti de mon imagination), ce sont des bœufs ailés qui ont amené les pierres pour construire la cathédrale. Il fallait forcément les remercier pour cet exploit, d’où les statues ! Avec ça en tête, la vue depuis la tour est encore plus impressionnante et on se sent vraiment privilégié d’être dans un tel endroit.

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Et, puis, ici, on est vraiment en petit comité ! On peut prendre tout notre temps pour monter les marches et admirer la vue. Alors qu’à Paris, Agathe, tu as plus de chance d’avoir un monde fou autour de toi et des difficultés à te frayer un chemin pour prendre une belle photo.

Alors, si mon aperçu vous a donné envie, réservez votre visite ici. Il y en a tout au long de l’année, les week-ends, les jours fériés et pendant les vacances scolaires (zone B ici dans l’Aisne). Prix de la montée d’une des tours avec un guide : 3 €. Pour le reste, c’est gratuit !

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Pour découvrir d’autres cathédrales : je vous conseille vivement la cathédrale de Soissons, la cathédrale de Reims (chez les voisins marnais, à 45 minutes de Soissons) ou encore la cathédrale de Rouen (même si c’est en-dehors de la Picardie… Ouais, j’ai encore du mal avec les Hauts-de-France !). Bonne découverte !


Et vous ?

  • Laquelle de ces visites vous tente le plus ?
  • Si vous avez des monuments à nous conseiller (à Paris, en Picardie ou ailleurs), on est preneuse… Et curieuse !

2 Comment

  1. Mc says: Répondre

    Paris biensûr !!!! Mais match nul …. Quel beau pays la France !!! Hâte de vous lire pour découvrir vos nouvelles aventures !!!!

    1. 2filles1match says: Répondre

      Comme tu dis, MC, le patrimoine français est si riche et ces deux monuments en font partie. On vous en fera découvrir d’autres, on aime tellement faire les touristes ! Lol
      Compte sur nous ! 😉

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