Plutôt radio ou télé ?

Camille et Agathe, c’est une même formation, un même métier et un même objectif : transmettre une information claire et vérifiée. Mais on exerce aussi dans deux médias audiovisuels différents. A cette génération surmédiatisée, 2filles1match propose une autre vision de nos métiers. Quand la caméra s’attaque au micro et vice-versa…

La chronique d’Agathe

Montage TV Agathe
EtAction !
« Mesdames, Messieurs, bonsoir… Et bienvenue dans « Le meilleur des médias ». On va parler télévision, aujourd’hui. Et quoi de mieux pour commencer que de le présenter. C’est à la fois un milieu vaste et petit avec sa multitude de journalistes aux talents très variés. Alors, bien sûr, parmi ces « talents », il y a ceux qui contribuent à rendre certains formats anxiogènes, à dramatiser des reportages de JT ou à nous abrutir d’émissions de téléréalité (je ne sais pas ce qui est pire…). Mais, heureusement, on peut encore compter sur le vrai reportage terrain, le documentaire et même l’institutionnel. C’est difficile à trouver mais certaines boîtes de production en font encore. Pour info, ce sont elles qui produisent tous les contenus que l’on voit sur les écrans – on regarde quand même les écrans une centaine de fois par jour, c’est donc un média important (plus encore que l’on écoute la radio !). La raison se trouve dans les images. Il y a en elles quelque chose de captivant : c’est parce que, à elles seules, elles doivent pouvoir raconter l’histoire que l’on est en train de suivre. D’ailleurs, on dit bien « regarder la télé » et non « écouter » (ça, c’est pour la radio…). Et pour les journalistes à qui on laisse encore la possibilité de construire leurs vidéos… Du choix du sujet au montage en passant par l’enquête et le tournage sur le terrain, voilà un métier bien polyvalent.
Et c’est exactement ce dont j’ai besoin. La preuve : j’ai commencé dans ce milieu par un stage dans une webtv à faire du reportage terrain, à me roder techniquement sur des formats courts ; je me suis ouverte au magazine grâce à mon premier job qui m’a accordé une grande liberté au point de faire mes premiers reportages à l’antenne ; j’ai aussi erré de prod’ en prod’ mais, dans l’audiovisuel, on retrouve plus facilement du travail (alors qu’en radio, on doit accepter de vivre dans des patelins, hein Camille !) ; alors j’ai fait de la communication pour découvrir l’envers du décor ; puis, je suis revenue à mon cœur de métier : le journalisme. Dans l’institutionnel, certes, mais aussi dans le documentaire ; au contact de l’Homme et de ma plume ; avec le sourire à l’intérieur comme à l’extérieur car je fais de plus en plus de reportages où je suis à l’image (sans fiche ET sans prompteur, contrairement à ce que pense Camille !)
En fait, cette branche de métier est bien représentative de la vie : on choisit son orientation en fonction de ce en quoi l’on croit. Alors choisissez la meilleure des raisons, celle qui motive, celle qui vient du cœur : la passion. Car, sans elle, même le meilleur argument ne fait pas le poids. »

– Coupééé !


Il était une fois… La radio et Camille


Montage Cam radio

La radio, c’était comme une évidence pour moi. Dès le lycée, j’avais mon émission dans une radio assos’. C’était pas grand-chose mais c’est là où j’ai fait mes premières armes et, par la même occasion, mes premières heures d’antenne ! Une fois entrée en école de journalisme, j’ai testé les autres médias en stage : web, presse écrite et télé. C’est la radio qui s’est démarquée. Il paraît qu’on revient toujours à ses premiers amours…
Si notre histoire a commencé il y a longtemps, cela fait maintenant un peu plus de 3 ans que je prends l’antenne tous les jours. Rien de très compliqué. Je m’assois derrière un micro et… Je parle ! C’est simple et magique. Bon, je ne vous cache pas qu’avant j’écris mon texte (mes brèves dans le jargon). Aucun journaliste ne fait un flash infos sans un texte ou des notes (on ne vous l’avait pas dit ?). L’avantage avec la radio, c’est qu’on ne voit rien. Alors que, sur les plateaux télé, il y a les fiches à l’image (déjà vu les tiennes, Agathe !) ou, pire… On devine le prompteur !
Vous allez peut-être trouver ça bizarre mais, lorsque je parle dans le micro, je n’imagine pas les gens qui m’écoutent au même moment (et je crois que c’est mieux ainsi). Envisager des dizaines et des dizaines de paires d’oreilles qui vous écoutent en même temps, ça peut être flippant donc je ne le fais pas. Big Brother is listening you !
Ma mission : l’actu locale ! On habite tous une rue, un quartier, une commune… Et on aime par-dessus tout entendre parler de ce qui se passe chez soi. J’aime cette proximité avec l’actu mais aussi avec les auditeurs. Tous les jours, je rencontre des personnes différentes sur le terrain ! C’est une grande part de mon métier que j’aime : ce panel de sujets possibles et inimaginables ! Même en local. Dans la même semaine, je peux faire un sujet sur les Restos du Cœur, une grève, un projet dans une école, une opération de gendarmerie… Bref, des sujets locaux qui intéressent et concernent les gens !
Vous l’avez compris, ma voix est mon outil de travail n°1. Si je tombe malade et que je ne peux plus parler, c’est la cata ! Pire, si je suis aphone… Là, c’est arrêt maladie forcé. En parlant de voix, si vous avez lu notre article « A nous deux » (lien ici), vous le savez, je suis une fille du Sud-Ouest. Le bel accent chantant des Toulousains est bien connu ! Je l’aime mon accent mais, pour faire de la radio, j’ai appris à le gommer. Même si, je l’avoue, il revient parfois au galop ! Je ne le renie pas mais avouez que pour travailler dans une radio en Picardie, il faut arrêter de prononcer toutes les lettres ou de finir ses mots en « –aing ».
Passons maintenant aux atouts de la radio :

  1. sa rapidité : on a une info, on peut la donner tout de suite. La radio, c’est le média le plus réactif par excellence ! En télé, il faut attendre que le sujet soit monté et il ne peut passer qu’au moment prévu (Agathe pourra vous parler de la lenteur de la production d’un reportage).
  2. sa facilité : les gens arrivent plus facilement à parler derrière un micro que devant une caméra. La raison, c’est qu’ils ont peur de l’image qu’ils renvoient. Bon, j’ai quand même déjà eu des remarques : « Ah non, je veux pas parler », « Ma voix, ça ne va pas du tout » ou « Non, je ne sais pas parler »… Tout ça, c’est le stress du micro mais ça n’a quand même rien à voir avec la caméra fixée sur son visage !
  3. son pouvoir d’être partout à la fois : sur une table de chevet avec le radio-réveil, sous la douche avec le mini-poste, sur son téléphone, dans sa voiture…

Eh, mais je n’ai pas vu le temps passé. C’est aussi ça la radio, un timing minuté ! L’heure pour moi de vous laisser. J’ai un prochain flash à préparer… Ou un prochain article pour notre blog 2filles1match !

 

4 Comment

  1. Mc says: Répondre

    Oh ! Lala ….. Match tres serre.Un partout !!! La radio mon premier geste du matin j adore l actualite locale nationale mondiale …la tv mon pemier geste du midi et du soir en arrivant a la maison encore l actu, les documentaires les reportages the voice cristina et la meteo tres important … J adorrrre je vous adore contnuez comme ca avec amour et passion on vous adore

    1. 2filles1match says: Répondre

      Match nul donc pour toi MC ! Merci pour ton soutien, c’est MA-GNI-FAïKE comme dirait Cristina !

  2. MARIE says: Répondre

    Je suis tout a fait d’accord avec MC.
    Donc match nul les filles
    Mais en y réfléchissant le point pour le bel accent du sud ouest !

  3. Audrey says: Répondre

    Beau match!
    Mon premier geste le matin allumer la TV pour écouter l’actu en déjeunant.
    La radio, je l’écoute dans la voiture!
    En tout cas, vous faites votre métier avec brio, continuez ainsi de vivre votre passion.

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